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Pourquoi je ne participe et ne participerai pas aux chaînes de solidarité

News signed by SCHILLING Hervé - Mood

Pourquoi je ne participe et ne participerai pas aux chaînes de solidarité

97% d'entre vous ne liront pas ce texte jusqu'au bout. Parce qu'ils n'ont pas le temps, la patience, l'envie. Ou simplement parce qu'ils n'ont pas de cœur*! Ceci est un petit test pour savoir qui partage sans lire**! Mais sachez que vous feriez bien de le lire jusqu'au bout avant de le transmettre, car il cache une vérité qui ne saurait être partagée avec tout le monde *** !


Chaque jour, nous sommes sollicités par des organisations ou des individus. Au téléphone, dans notre boîte aux lettres, dans notre boîte à e-mails, sur Facebook, sur Twitter, j'en passe et des meilleures. Il est aisé de raccrocher au nez d'une entreprise. On flaire l'arnaque, on n'a aucune raison de leur répondre et de perdre notre temps avec eux. Quand il s'agit des réseaux sociaux, c'est plus difficile. Bien souvent, le solliciteur ou la solliciteuse est un proche, un ou une amie. Il est évident que cette personne n'est pas à l'origine du message. Peut-être même ne l'a-t-elle pas lu. Il n'empêche que dans 99% des cas, ce message comporte un élément de chantage affectif: je voudrais savoir qui sont mes vrais amis, si vous le transmettez, vous contribuez à sauver des vies, si vous aussi vous connaissez quelqu'un qui souffre, transférez-le. Suivis d'une menace à peine voilée: si vous ne transférez pas ce message, je vous raye de ma liste d'amis, vous serez maudit jusqu'à la seizième génération...
 
Tous ces mécanismes ne sont bien évidemment pas le fruit de la réflexion de l'ami ou du tiers qui vous transmet ce message. Ou bien vous feriez mieux de vous éloigner de cet esprit malade. Mais sans conteste, il agit sur des cordes et des mécanismes qui vous incitent à obtempérer, d'autant plus que cela ne coûte rien, est sans danger, et au mieux peut servir à quelque chose.
 
Seulement tous ces messages ne sont que pollution, à plusieurs égards. Une fois diffusés, rien ne permet de contrôler leur propagation. Ils partent au hasard des clicks et des humeurs vers des lecteurs complètement aléatoires, comme des bouteilles à la mer. Sans date, et sans période de validité, ils vont et viennent d'année en année, parfois identiques à l'original , souvent légèrement modifiés pour vaguement brouiller les pistes.


Leur utilité ? Aucune. Aucun remède au cancer n'a profité d'une chaîne Facebook.  Aucun algorithme n'est en capacité de mesurer leur propagation pour en extraire une éventuelle formule stochastique. 
Désolé, je vois que j'en perds certains ! Mais lisez jusqu'au bout, c'est important *** !
Et si tant est qu'on en déduisait cette formule ? A quoi serait-elle utile ? A mieux cibler les circuits d'endoctrinement et de manipulation des individus. Ce qui nous mène à la raison pour laquelle jamais je n'ai relayé et jamais je ne relaierai ces messages, quitte à perdre quelques amis au passage et me faire damner pour quelques générations ****!

  1. Ces messages, quand ils ne portent pas sur un sujet subjectif et purement émotionnel, ne sont JAMAIS sourcés.
  2. Quand ils sont sourcés (ou non), une rapide vérification permet de constater qu'ils ne sont que pure invention, bidons.
  3. Transmettre un message peut, au mieux, sensibiliser un public à une problématique. Mais les réseaux sociaux filtrent et distribuent les informations en fonction des réactions épidermiques des lecteurs, et non de la pertinence du contenu (vous avez entendu parler du néologisme "putaclick" ?). Quoiqu'il en soit, ce message ne sera lu que par un public déjà sensible à la cause, les autres ne le verront même pas apparaître dans leur TL (Time Line pour les néophytes, la liste ordonnée selon l'intérêt supposé du lecteur, et surtout son intérêt publicitaire).
  4. Chaque message reçu et transmis par vos soins augmente l'espace occupé par vous et vos destinataires dans les fermes de serveurs du réseau social utilisé, et n'en sera jamais effacé. (cf. https://lejournal.cnrs.fr/articles/numerique-le-grand-gachis-energetique)
  5. Chaque message ainsi reçu et transmis contribuera à alimenter un algorithme déduisant vos intérêts et vos avis sur les sujets prétendument abordés. Pour toujours. Conditionnant l'approvisionnement de vos TL en informations ou intox selon les cas. Pour toujours. Si si ! (Cf. la stochastique évoquée plus haut. De là à sombrer dans une théorie du complot...)
  6. Chacun de ces messages reçus et relayés sans véritable réflexion sur leur teneur et leur contenu, contribue à faire grimper la cote des sottises, des contre-informations, du bullshit. (Stochastique encore...)
  7. Ce bullshit hautement sollicité et relayé tombe dans la TL de nos enfants de 7 à 77 ans encore naïfs, en train de former leur jugement et leur sagesse sur leur expérience souvent numérique, et d'alimenter leur réflexion de tout ce bullshit dans lequel ils ne savent pas encore faire le tri.
  8. Mais à qui profite le crime ? Question que vous devriez vous poser avant toute publication ou transfert sur ces plateformes... sans céder aux aux sirènes du complot judéo-maçonnique ourdi par les extraterrestres et la CIA.
Par conséquent, non content de faire fondre la banquise des Pôles avec des centres de données remplis de Bullshit à 97%, ce petit click sur le bouton "transmettre" contribue à polluer le cerveau de nos enfants et nos contemporains. Si bien qu'un jour, on verra des businessmen multi-faillitaires, misogynes, rendus célèbres par leur capacité à renvoyer de façon télégénique leurs salariés, ainsi que mythomanes, prendre la tête de petits états et risquer de déclencher l'hiver nucléaires en twittant des sottises à longueur de journée!
 
Alors si comme moi tu aimes les papillons et les petites fleurettes. Si comme moi tu aimes voir tes enfants s'épanouir en te récitant du Cocteau. Si comme moi ton temps de glande est précieux et ne mérite pas d'être gaspillé par des chaines d'emails, Facebook ou n'importe quoi pour ne pas sauver la vie des enfants en détresse: ne transmets pas ce message à au moins 10 de tes contacts. Sinon tu ne seras plus un vrai ami Facebook et tu perdras 10% de ta bande passante dans les 3 prochaines années, ainsi qu'une chaussette noire sur deux.
 
Si tu n’es pas d’accord, transmets ce message à 10 de tes amis en ajoutant en bas, le lieu et la date d’envoi (et combien de fois tu l’as reçu).
 
* Là, je commence à jouer sur le côté faussement affectif, la culpabilité du lecteur.
** Pour ceux qui ne sont pas touchés par *, on va jouer sur le ressort du même pas cap!
*** Et pour les autres, on va attiser leur curiosité, notre vice le plus précieux ! Celui qui nous fait découvrir les secrets de la fusion nucléaire, et nous brûler les doigts en voulant toucher la flamme d'une bougie.
**** Où l'on s'apprête à prendre conscience que de toute façons, relayer ces messages contribue à damner les générations futures, et ce de plusieurs façons.

Image de Pete Linforth, TheDigitalArtist sur pixabay.

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